Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a publié un communiqué via son agence médiatique « Al-Zallaqa », appelant à la mise en place d’un « nouveau gouvernement légitime régi par le Livre de Dieu et la Sunna de Son Prophète (paix et bénédictions sur lui) » au Mali. Le groupe a également exhorté « les peuples de la région, toutes communautés et ethnies confondues, à s’unir sincèrement pour repousser les envahisseurs ».
Ce message intervient après l’annonce du retrait du groupe russe Wagner du Mali, mettant fin à plus de trois années de présence militaire.
Le JNIM a salué ce retrait comme une « grande victoire », affirmant avoir remporté des succès militaires dans plusieurs zones, notamment à Bandiagara, Ganfato, Sévaré, les environs de Djabali, Nampala, Mourga dans la région de Macina, Hombori, Douentza, Gossi, les alentours de Boni dans la zone d’Arbinda, ainsi qu’à Tin-Taghat, Tekankent et Amasrakadane dans la région de Kidal.
Dirigé par Iyad Ag Ghaly, le groupe a mis en garde contre le maintien de la présence militaire russe, qualifiant celle-ci d’« occupation ». Il a averti que « la poursuite des massacres russes contre les civils ne fera qu’attiser la haine des populations sahéliennes à leur encontre, dépassant même leur hostilité envers les puissances occidentales ».
Le communiqué a également mis en garde les Russes contre les « conséquences désastreuses de leurs choix militaires dans la région », les accusant d’« arrogance et d’aveuglement idéologique », tout en évoquant l’échec soviétique en Afghanistan dans les années 1970 comme avertissement.
Par ailleurs, le « Corps africain » russe, qui remplace officiellement Wagner, a annoncé la poursuite de ses opérations au Mali, affirmant que le retrait de Wagner « n’entraînera aucun changement » et que la Russie « renforce désormais plus que jamais son soutien à Bamako ».
Cette annonce intervient alors que le Mali connaît une recrudescence des attaques armées, en particulier dans le nord et le centre du pays, avec des affrontements croissants entre l’armée malienne et les groupes islamistes armés, dans un contexte d’alarme croissante sur la situation sécuritaire et humanitaire dans le Sahel







