L’organisation Human Rights Watch a accusé le mouvement rebelle M23, soutenu par le Rwanda, d’avoir exécuté au moins 21 civils dans la ville de Goma, à l’est de la République démocratique du Congo, les 22 et 23 février derniers.
Selon le rapport, parmi les victimes figuraient six hommes et une femme abattus près du camp de Katindo, tandis que d’autres corps, dont celui d’un adolescent de 15 ans, ont été découverts sur un chantier de construction.
Le M23 aurait également arrêté 20 jeunes dans un stade du quartier de Kasika, visé en raison de la présence antérieure de casernes militaires. L’organisation qualifie ces actes de “crimes de guerre” et appelle à ce que les responsables soient traduits en justice.
De son côté, le chef du M23, Bertrand Bisimwa, a déclaré que le mouvement examinerait les accusations. Toutefois, Human Rights Watch estime que le nombre réel de victimes est probablement plus élevé, s’appuyant sur des rapports médicaux faisant état d’environ 50 corps recueillis dans la région pendant la même période.
Ces violences interviennent dans un contexte de recrudescence des affrontements à l’est du pays, alors que le M23 a récemment pris le contrôle de vastes territoires.







