Le politicien d’opposition Cheick Oumar Doumbia a échappé de peu à une tentative d’assassinat samedi soir dernier, près de son domicile dans la capitale Bamako.
Selon des sources locales, un groupe d’hommes armés de couteaux et vêtus en civil a tendu une embuscade à l’homme politique alors qu’il quittait son domicile dans le quartier de Kalaban Koro.
Des témoins oculaires rapportent que l’attaque, survenue aux alentours de minuit, a été déjouée grâce à l’intervention des accompagnateurs de la victime ainsi que des riverains alertés par ses cris.
Des photos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des blessures profondes dans le dos de Doumbia et à sa main droite.
Âgé de 34 ans, Cheick Oumar Doumbia est l’une des figures montantes de la scène politique malienne. Il a fondé, avec un groupe d’activistes, le « Rassemblement des Jeunes pour la Démocratie », un mouvement qui milite pour des élections libres et la fin du régime militaire. Il s’est récemment illustré comme l’un des principaux organisateurs des manifestations appelant à des réformes politiques et économiques.
Cet incident s’inscrit dans un climat de répression croissante qui frappe le pays depuis plusieurs mois. Des organisations de défense des droits humains ont recensé plus de 15 cas d’enlèvements et d’arrestations arbitraires de figures de l’opposition au cours des deux derniers mois.
La semaine dernière, les autorités militaires ont par ailleurs suspendu les activités des deux principales coalitions politiques d’opposition.
Pour sa part, l’Organisation malienne de défense des droits de l’homme a vivement condamné l’agression, la qualifiant de « composante d’une stratégie d’élimination de l’opposition ».
À ce jour, aucune déclaration officielle n’a été faite par le gouvernement de transition dirigé par les militaires depuis le coup d’État de 2020.







