Dans un développement notable de la crise entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont présenté un projet d’accord de paix à M. Mossad Boulos, conseiller du président américain pour les affaires africaines.
Dans une publication sur les réseaux sociaux, M. Boulos a salué cette initiative, la qualifiant de « pas important » dans le respect des engagements pris dans la déclaration conjointe signée précédemment par les deux parties.
Cette avancée intervient après la signature, le 25 avril dernier, d’une déclaration conjointe sous médiation américaine, dans laquelle les deux pays s’étaient engagés à respecter leur souveraineté mutuelle et à finaliser un traité de paix d’ici le 2 mai.
L’accord prévoit également des attentes en matière d’investissements majeurs, tant de la part du gouvernement américain que du secteur privé.
Ce processus de paix s’inscrit dans un contexte de fortes tensions militaires dans l’Est de la RDC. En janvier dernier, les rebelles du M23 avaient pris le contrôle de la ville stratégique de Goma, dans le Nord-Kivu, avant que l’armée congolaise ne parvienne à en reconquérir une partie.
En février, la ville de Bukavu, au Sud-Kivu, a également connu des affrontements et des alternances de contrôle entre forces gouvernementales et rebelles, sur fond d’accusations de soutien rwandais aux insurgés.
En avril, des médias ont rapporté l’existence de négociations secrètes au Qatar entre le gouvernement congolais et les rebelles, aboutissant à des déclarations sur la volonté de conclure une trêve et d’ouvrir un dialogue global pour « rétablir une paix durable en RDC et dans la région ».
La présentation de ce projet d’accord constitue donc une étape concrète et symbolique vers ce but, malgré les nombreux défis militaires et politiques encore présents.







