Des centaines de Maliens ont manifesté dans les rues de Bamako, dénonçant la dissolution des partis politiques par les autorités de transition, après la publication d’un décret annulant leur cadre juridique. Cette mobilisation est considérée comme la plus importante depuis l’arrivée au pouvoir du colonel Assimi Goïta en 2021.
Les manifestants, rassemblés près du fleuve Niger, brandissaient des pancartes appelant à la « liberté et à la démocratie« , tout en scandant des slogans hostiles au régime militaire et à toute prolongation de la transition sans élections.
Ces protestations interviennent à la suite des recommandations des consultations politiques organisées cette semaine, lesquelles appellent à supprimer les partis et à prolonger le mandat du président Goïta de cinq ans, sans passer par les urnes, sous prétexte de « rétablir la paix avant tout ».
Ces consultations ont été boycottées par plusieurs partis d’opposition, qui y voient une dérive autoritaire et une tentative de conférer une légitimité indue au pouvoir militaire, en l’absence de processus démocratique crédible.
Bien que les recommandations ne soient pas encore formellement validées, le décret exécutif suscite une vague de critiques au Mali et à l’étranger. De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer un recul démocratique grave, appelant à respecter le calendrier initial de transition, censé prendre fin en 2025.







