Les membres du Parlement de la CEDEAO ont appelé le Mali, le Burkina Faso et le Niger à revenir sur leur décision de se retirer du bloc sous-régional et à réintégrer la communauté.
L’appel a été lancé par le Sénateur Edwin Snowe, président de la réunion délocalisée du Comité mixte, lors de la cérémonie de clôture d’une session de cinq jours tenue à Banjul, selon un communiqué officiel.
La réunion du Comité mixte chargé des affaires politiques, de la paix, de la sécurité, des droits de l’homme, du commerce, des affaires sociales, du genre et des personnes handicapées, visait à examiner les conséquences profondes du retrait de ces pays.
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont officiellement quitté la CEDEAO en début d’année, accusant l’organisation d’avoir trahi ses principes fondateurs en devenant un instrument de l’Occident.
Le parlementaire libérien Snowe a reconnu que ce retrait représentait une épreuve difficile pour la CEDEAO, une organisation qui œuvre depuis 50 ans pour l’intégration et le développement économiques.
« Nous voulons que vous reveniez. Travaillons ensemble, même si nous ne sommes pas toujours d’accord », a-t-il déclaré.
Pour sa part, Veronica Sesay, présidente de la Commission parlementaire des affaires sociales, du genre, des femmes et des personnes handicapées, a appelé les trois pays à dépasser leurs griefs et à revenir dans le giron de la CEDEAO.
Elle a rappelé l’importance de l’unité, en évoquant l’intervention de la CEDEAO lors des guerres civiles au Liberia et en Sierra Leone :
« Nous avons tous bénéficié de la solidarité régionale, il est temps de la préserver ».
Sesay a également souligné les conséquences humanitaires des conflits, en particulier pour les femmes et les enfants :
« Ce sont eux qui souffrent le plus dans les situations de crise ».
Les parlementaires ont insisté sur la nécessité de maintenir un dialogue actif avec les pays sortants, en impliquant à la fois le Parlement, la Commission de la CEDEAO, les femmes parlementaires, l’Union africaine, et d’autres institutions régionales.
Malgré la date de retrait fixée en janvier, une période de grâce de six mois est en cours pour favoriser un retour éventuel.
Les députés ont réaffirmé leur engagement à préserver l’unité, la stabilité et la libre circulation au sein de la sous-région.







