Des milliers de citoyens burkinabè sont descendus dans les rues de plusieurs villes du pays pour manifester massivement leur soutien au président de la transition, Ibrahim Traoré. Arborant des drapeaux nationaux et des portraits du chef de l’État, les manifestants ont réaffirmé leur adhésion à sa politique de refus des diktats extérieurs.
Ces mobilisations font suite à un appel lancé par le Comité national de vigilance citoyenne, alors que les relations avec les États-Unis traversent une période de tension, après des déclarations controversées d’un général américain.
Dans la capitale, Ouagadougou, des centaines de manifestants se sont rassemblés sur la place de la Révolution, scandant des slogans en faveur du président Traoré et dénonçant les propos du général Michael Langley, commandant de l’AFRICOM (Commandement des États-Unis pour l’Afrique), jugés attentatoires à la souveraineté du pays.
Le Premier ministre, Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla, était présent à la manifestation. Il y a transmis un message de remerciement du président aux participants, soulignant que ces marches représentent “une réponse ferme aux tentatives de dénigrement et de désinformation”, et que la légitimité du pouvoir de transition repose sur le soutien populaire.
Des manifestations similaires ont eu lieu à Bobo-Dioulasso, Koudougou et Ouahigouya, où les participants ont brandi les drapeaux du Burkina Faso, de la Russie, du Mali et du Niger, en signe de soutien à l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant ces pays dans une lutte commune face aux défis sécuritaires et régionaux.
Ces mouvements populaires interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre le Burkina Faso et ses partenaires occidentaux traditionnels, alors que le pays se rapproche de plus en plus de la Russie et de ses voisins africains, dans une dynamique politique et populaire affirmant le rejet des ingérences étrangères et la primauté de la souveraineté nationale.







