La scène politique ivoirienne est secouée par une décision judiciaire qui exclut Tidjane Thiam, figure emblématique de l’opposition, de la course présidentielle prévue pour le 25 octobre 2025.
Une base juridique controversée
La cour d’Abidjan a estimé que Thiam a perdu sa nationalité ivoirienne en obtenant la nationalité française en 1987. Bien qu’il ait renoncé à sa nationalité française en mars 2025, la cour affirme que la perte de la nationalité ivoirienne est automatique lors de l’acquisition d’une autre nationalité, selon la législation en vigueur.
Mobilisation timide dans les rues
Le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) a appelé à des manifestations nationales. Pourtant, seules quelques centaines de personnes ont répondu à l’appel à Abidjan et Bouaké, révélant un soutien populaire peut-être moins fort qu’attendu autour de Thiam.
« C’est moi ou personne »
Thiam a fermement déclaré qu’il ne proposerait aucun autre candidat : « C’est moi ou personne. » Il envisage de porter l’affaire devant la Cour de la CEDEAO, tout en réaffirmant sa volonté de continuer la lutte politique sur le terrain.
Enjeux démocratiques
Les analystes redoutent que cette exclusion nuise à la crédibilité du processus électoral et accentue les tensions politiques dans un pays qui aspire à une stabilité démocratique durable.







