L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a annoncé lundi que 563 migrants avaient été interceptés et renvoyés en Libye au cours de la semaine passée, du 2 au 8 mars. Selon un communiqué publié par l’OIM, parmi les personnes interceptées figuraient 43 femmes et 12 enfants, et le corps d’un migrant a également été retrouvé.
Depuis le début de l’année, l’OIM indique qu’un total de 4 767 migrants ont été interceptés et renvoyés en Libye, alors que 82 migrants auraient perdu la vie et 58 d’entre eux seraient portés disparus sur la route méditerranéenne centrale.
La situation en Libye, marquée par l’insécurité et le chaos depuis la chute du défunt dirigeant Mouammar Kadhafi en 2011, pousse de nombreux migrants – majoritairement originaires d’Afrique – à tenter de traverser la Méditerranée vers les côtes européennes.
Par ailleurs, le Gouvernement d’unité nationale libyen a réfuté dimanche des informations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles la Libye envisagerait de reloger des migrants sans papiers sur son territoire. Dans un communiqué officiel, les responsables ont qualifié ces allégations de « trompeuses et complètement fausses ». Cette démentie fait suite à des rumeurs ayant émergé après une rencontre à Tripoli entre Badr Al-Din Al-Toumi, ministre de la Gouvernance locale, et Nicoletta Giordano, cheffe de mission de l’OIM en Libye.
La semaine dernière, le ministre de l’Intérieur libyen, Emad al-Tarabelsi, a souligné l’importance du soutien de l’ONU pour faciliter le départ volontaire des migrants vers leurs pays d’origine. Il a ajouté que, faute d’un tel appui international, la Libye pourrait être contrainte de recourir à la déportation forcée des migrants illégaux.
Ce contexte migratoire complexe illustre une situation toujours préoccupante dans la région, où la conjoncture sécuritaire et les flux migratoires restent étroitement liés aux crises politiques et humanitaires.







